Simplement te dire que, plusieurs fois, j’aurais aimé être un personnage de fiction. Parce que dans un roman ou dans un film, le héro aurait été moins maladroit pour faire comprendre à l’héroïne qu’elle lui plaisait vraiment , qu’il aimait parler avec elle et qu’il éprouvait quelque chose de spécial lorsqu’il la regardait. Un mélange de douceur, de douleur et d’intensité. Une complicité troublante, une intimité boulversante. Quelque chose de rare, qu’il n’avait jamais ressenti avant. Quelque chose dont il ne soupçonnait même pas l’existence.
Cette sensation de chaleur, cette sensation d’être là où il faut, je la ressens toujours, dès que j’y pense, dès que je pense à toi. Ce n’est qu’une esquisse mais le sentiment est toujours là, dès que je l’appelle il revient aussitôt. J’ai peur, tu sais. Je sais qu’on ne peut pas choisir quels sont les souvenirs qu’on garde pour toujours et quels sont ceux qui s’effacent, imperceptiblement… mais je ne veux vraiment pas perdre celui là. Notre souvenir. Même si tout a changé. Même si rien ne sera plus jamais comme avant. C’est tout ce qu’il me reste de nous.